Esprit du Ruppel ? Esprit de Noël !
Alors que la plupart de nos concitoyens profitent d’une belle gueule de bois, de visites familiales plus ou moins obligées avec un cocktail de restes de la veille, de vins débouchés, de Dafalgan et d’Alka Seltzer, le jour de Noël peut se fêter d’une autre manière également. Le temps de profiter d’une grasse matinée, l’après-midi permet de se retrouver à Kleine-Willebroek. Yaldah et Domii profiteront d’une balade à vélo sur les bords du Ruppel. Lulu et moi serons sur l’eau.
Avant d’embarquer, nous allons se renseigner sur le fonctionnement des marées au ‘Veerman’ : le passeur qui pilote le bac entre Boom en face et Kleine Willebroek. Lle Veerman est une Veervrouw. Super accueillante, elle nous explique que la marée haute ici est une heure plus tard qu’à Anvers. Cette marée montante dure 5 heures alors que la descendante dure 7 heures. Surprenant ! A notre arrivée nous sommes presque à Stilewater, le moment ou la marée haute est à son maximum, où plus rien ne se passe avant que le courant ne s’inverse. Nous décidons de profiter des dernières minutes de marée montante pour remonter vers le Zennegat (l’embouchure de la Senne dans la Dyle). Le Ruppel est un cours d’eau assez court (une dizaine de bornes) entre la confluence de la Dyle et de la Nete à Rumst avant d’aller se jeter dans l’Escaut entre Wintam et Schelle. L’endroit vaut le détour. Kleine Wllebroek est de toute beauté.
Nous embarquons à l’aide d’une grille qui plonge dans l’eau en longeant les pentes douces de la berge gauche. Les Surfski facilitent la tâche. Pas d’hiloire étroite et une liberté de mouvement exceptionnelle. Vraiment bien. Dès les premières centaines de mètres on se retrouve en contact avec la nature. Les courbes sont longues, et peu après un long virage droit, nous voilà à la naissance du Ruppel : la confluence de la Dyle et de la Nete. Nous bifurquons à droite sur la Dyle. Plus étroit, le courant descendant commence à se faire sentir : difficile de dépasser les 5 ou 6 km/h alors que nous étions facilement à 9 km/h lors de la phase ‘Stilewater’. Régulièrement Yaldah et Domii nous attendent, nous rattrapent, nous dépassent. Chouette image : nous sommes en contrebas des berges, et leurs vélos se détachent sur fond de ciel gris laiteux. Cela mérite la photo, mais nos dames ont la gentillesse de nous pendre régulièrement en photos et l’appareil est donc …sur les vélos !
Encore un embranchement : nous voilà au Zennegat : l’embouchure de la Senne qui se déverse dans la Dyle. On remonte le cours d’eau bruxellois sur quelques dizaines de mètres. Un escalier permet de débarquer facilement. On retrouve Domii et Yaldah pour une petite papote ou chacun échange ses impressions. Un bistrot sympa (fermé en ce jour de Noël) nous servira lors d’une prochaine balade. Il ne reste qu’à remonter son montures respectives et retour vers le point de départ en profitant de la marée descendante. Le vent de face est bien présent. Le courant nous entraine gentiment, mais les vagues sont de face. Etonnant comme sensation. La stabilité des surfski fait des merveilles et nous permet de jouer entre ces mouvements contraires.
Au retour nous irons saluer la Veervrouw avec nos kayaks. Elle nous attend avec une « récompense » : quatre petits bâtons de chocolat pour chacun d’entre nous. Une charmante attention dans l’esprit de Noël !
Pour les photos ; c’est ici :
https://flic.kr/s/aHskKABtWv