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 Trésors du Westhoek : devoir de mémoire

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AuteurMessage
Schwalbe
Admin



MessageSujet: Trésors du Westhoek : devoir de mémoire   Sam 12 Nov - 16:31


Hip hip Ieper
Il n’est sans doute pas de week-end plus approprié pour revenir sur une balade faite au mois de septembre. Les journées étaient belles et ensoleillées. Et l’envie d’aller déposer le K1 sur les eaux du Westhoek ont pris le dessus. Après une demi-journée de boulot, direction Ypres. Au Nord de cette cité au patrimoine architectural étonnant, Ypres était l’une des villes drapières les plus imortantes d’Europe au Moyen-âge, au même titre que Gent ou Brugge, se trouve l’Ieperlee : un canal sympathique qui permet de rejoindre l’Yser.

Recherche club kayak
Si au départ je pensais embarqué depuis l’un des petits pontons du yachtclub situé en ville. Le temps que je regarde où embarquer, un vieil homme accoudé à son balcon regarde mon kayak encore accroché au toit de l’auto et me hèle : « vous aurez plus facile en allant sur l’autre berge à 500 mètres d’ici : il y a un club de kayak avec un ponton et tout ce qu’il vous faut ». Le temps de remercier le bonhomme et voilà donc parti à la recherche du clubhouse « De Roeispaan » . En effet, trois minutes plus tard, je gare mon véhicule à côté du club désert. Le clubhouse est un charmant chalet en bois. Le temps de se changer et de mettre le bateau à l’eau et me voilà parti plein Nord. Après quelques centaines de mètres, je devine sur la gauche le Essex Farm Cimetery. J’en reparlerai au retour. Les premiers kilomètres ne sont pas très emballants. Trois lignes droites et si ce n’est la présence d’une éolienne majestueuse, rien ne vient attirer le regard. Une petite écluse se présente. Et d’un seul coup on change de décor. Des arbres, plus ou moins sauvage, la nature semble avoir fait un on/off et reprends ses droits dès que l’on passe l’écluse. Surprenant. L’Ieperlee se fait belle. Avant et après chaque écluse des pontons pour les yachts sont aménagés permettant d’attendre le passage des écluses (ce sera le cas sur tous les ouvrages d’art rencontrés), embarquer et débarquer, surtout avec un K, se fait avec aisance et facilité.

Belle Nature
La largeur de ce canal change le décor. Plus étroit et clairsemé de jolies courbes débouchant sur des criques laissées aux hérons, aux grèbes huppés et aux canards, j’ai l’impression d’être un martien dans cet environnement. Plus un bruit d’automobiles, plus le moindre murmures de civilisation, et pourtant, je suis à 5 minutes en voiture du centre de Ypres. Incroyable. Nos kayaks sont des outils à émerveillement. Une seconde écluse se présente dans un théâtre de verdure. L’endroit offre un charme fou ! L’habitation de l’éclusier prend des allures de maison hollandaise. Tout est propre et taillé au cordeau dans un écrin de verdure enchanteur. Quel endroit ! Je continue la descente vers la mer. L’Ieperlee est également appelé Kanaal Ieper-Yzer du nom de ses extrémités. Quelques fermes se laissent deviner sur les berges. Au détour d’un méandre je rejoins un autre kayakiste qui pagaie vaillamment dans un kayak gonflable. Notre homme n’est pas causant et profite de l’endroit… tout comme moi !

Pain à la grecque
Encore quelques kilomètres et j’atteins le « Driegrachtenbrug ». Ce pont se trouve au croisement de l’Ieprlee, du Martjevaart et de la Oude Ieperlee. Pour info : drie grachten :un « gracht » est un ruisseau, un fossé, un petit bout de canal, pour les Bruxellois , c’est du mot « gracht » qu’est venu le nom de Pain à la Grecque, qui n’a rien à voir avec le Pays d’Alexandre le Grand. Le pain à la Grècque était un pain du pauvre qui permettait de réutiliser le pain dur. C’était le « pain du ruisseau, de la rigole ». «Gracht » en bruxellois se dit « griecht » ou « griek » et donc ce pain s’appelait « grieksebrood ». Les bourgeois francophones n’ayant rien compris au dialecte bruxellois, ont traduit en « Pain à la Grecque ». C’est l’une des explications de ce délicieux pain sucré. Fin de la parenthèse.)

Idées sombres
Me voilà donc au Driegrachtenbrug. Un peu plus loin, une belle initiative se présente sous la forme d’une aternative hotelière. L’association De Boot propose de nuitées sur différentes péniches et bateaux aménagée dans le plus grand respect de la nature. Autonomie d’énergie avec des petites éoliennes et des panneaux solaires, nourritures issus de producteurs locaux bio dans le respect de vrais circuits courts, tout cela est à découvrir sur www.deboot.be . A ne pas manquer, que ce soit pour un week-end familial ou un mini trip en amoureux. Le paysage change doucement. Les grands arbres disparaissent et la large plaine des polders prend ses quartiers. La beauté du paysage ne peut empêcher l’esprit de repenser à ces dizaines de milliers de jeunes hommes qui ont perdu la vie dans les conditions effroyables de la Première Guerre Mondiale. Je suis dans un endroit idylique, il fait beau, les oiseaux chantent. Tous ces jeunes appelés, aussi bien allemands que alliés, baignaient dans la boue, le froid, la faim dans des uniformes détrempées (souvent trop petits pour économiser sur le tissu), avec des millions de tonnes de bombes qui tombaient du ciel. Cette terre, aussi jolie soit-elle, est une éponge imbibée du sang chaud d’une jeunesse livrée à l’horreur des hommes, sacrifiée au nom du pouvoir, du nationalisme et des intérêts économiques. Que j’ai de la chance de pouvoir faire ce merveilleux sport dans cet endroit, comme un « gamin qui joue avec de l’eau ». Un regard dans le rétroviseur de l’histoire permet de remettre aussi les choses à leurs justes valeurs !

L’Yser
Un peu plus loin c’est le Knokkebrug qui marque la fusion de l’Ieperlee et de l’Yzer. Le pont à bascule se lève pour laisser le passage à quelques yachts. Le capitaine du premier bateau me signale que je dois bien rester sur ma droite car le groupe est composé de 5 bateaux. Sympa et merci pour l’info. Dorénavant je trempe les pales dans l’eau de l’Yzer. Après 16 kilomètres et un peu moins de deux heures d’entrainement-balade, je décide de faire demi-tour. Dixmude sera l’objet d’une prochaine sortie (pourquoi pas en hiver ?) . Et comme à l’accoutumée, faire un trajet dans un sens, et parcourir ce même trajet en sens inverse, offre des vues et des paysages totalement différents. Je profite encore de cette belle région. Arrivé au point de départ, au club kayak de ‘Roeispaan’, je prends un peu de temps pour pagayer jusqu’à Ypres et voir les jolis yachts depuis l’eau. Ce tout petit port, discret, méconnu est bien séduisant. Retour à l’automobile pour se changer, frotter le kayak et l’arrimer au toit.

Coquelicot, a-t'il bon dos?
Avant de reprendre la route, on ne peut manquer la pause au Essex Farm Cemetery. C’est ici, à un jet de pierre du saillant d’Ypres que John Mc Crae, médecin de Montréal, a composé le célèbre poème In Flanders Fields. En 1914, il avait rejoint le corps expéditionnaire canadien. C‘est le 3 mai 1915, qu’il écrit ces lignes dans les bunkers qui jouxtent le cimetière, en bordure de l’Ieperlee. Ce poème évoque les coquelicots qui grandissent entre les morts. Si la jolie fleur est devenue le symbole collectif de cette boucherie, prenant les couleurs d’un symbole de paix, le poème n’a rien d’un appel à la dépose des armes. Que du contraire, la dernière strophe demande aux soldats survivants de continuer la bataille pour battre l’ennemi, sans trahir la confiance de ceux qui viennent de tomber au combat. Gloups. Le joli coquelicot ne serait-il qu’un outil de propagande belliqueuse ? A chacun de se faire son opinion. John Mc Crae sera fauché à Wimmereux en 1918.

Si le sujet vous intéresse, voici quelques références :
https://fr.wikipedia.org/wiki/In_Flanders_Fields
http://www.veterans.gc.ca/fra/remembrance/history/first-world-war/mccrae .

Si vous disposez d’un peu de temps, quelques endroits méritent le détour :
le cimetière allemand de Vladslo :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Cimeti%C3%A8re_militaire_allemand_de_Vladslo

le cimetière de Langemark
www.html" target="_blank" rel="nofollow">http://www.langemark-poelkapelle.be/toerisme-fr/590-www/592-www.html

le Tyne Cothoek
http://www.ww1westernfront.gov.au/french/zonnebeke/visiting-tyne-cot.php

le célèbre boyau de la mort
http://tourisme.diksmuide.be/product/1084/boyau-de-la-mort

Un devoir de mémoire est indispensable, pour toutes les générations.

Quant à moi, il me suffit de reprendre la route vers mon doux foyer, en paix, et heureux de cette demi-journée de découvertes avec un beau parcours de 33 kilomètres en kayak (https://flow.polar.com/training/analysis/832846520#) . A bientôt.

Pour les photos c'est ici :
https://www.flickr.com/photos/132078890@N02/albums/72157675286483890

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Northseakayak




MessageSujet: Re: Trésors du Westhoek : devoir de mémoire   Mar 15 Nov - 14:18

Zeker de moeite om eens te bezoeken! We deden een tijd geleden de ganse frontlinie af, en hebben (hetzij nogal vlug) enkele oorlogsgraven en bezienswaardigheden bezocht;

https://www.youtube.com/watch?v=rP-SPoxUVtE

Met vriendelijke groeten,
Dimitri
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Trésors du Westhoek : devoir de mémoire
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