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 Le chaînon manquant

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Schwalbe
Admin



MessageSujet: Le chaînon manquant   Sam 25 Juin - 23:19

A la découverte du chainon manquant


Afleren
Vous avez progressé en kayak. Vos débuts se sont faits sur des bateaux stables permettant d’acquérir un minimum d’autonomie et de technique pour pagayer. Par la suite, vous êtes peut-être passé sur un bateau de rivière (style wavehopper) avant de vous lancer sur des bateaux plus instables. Il reste encore deux étapes importantes à accomplir. La première est l’apprentissage de la pagaie cuillère. Le geste n’a rien à voir avec une pagaie plate. Ses pâles en aile d’avion impose, pour être performante, qu’elles travaillent dans l’eau comme… une aile d’avion. La technique n’est pas simple à assimiler (en fonction de l’âge évidement) et il est toujours plus facile d’apprendre correctement plutôt qu’être obliger de désapprendre avant de reconstruire et d’assimiler de nouvelles techniques. Les flamands ont une belle expression pour cela : Afleren is moeilijker dan aanleren : Désapprendre est plus difficile qu’apprendre. La dernière chose pour atteindre la maîtrise complète de la discipline est le passage au K1 (ou K2 ou K4 pour ceux qui en ont la chance). En effet, la pratique du K1, implique une maitrise absolue de toutes les techniques (sauf l’esquimautage) qui pourront servir dans toutes les autres disciplines du kayak. Le K1 oblige à maitriser sa peur de tomber au jus, (et on y va souvent au début). Le K1 pour être performant doit s’appuyer sur une technique de pagaie, propre, maitrisée et assimilée par le kayakiste. L’équilibre (ou la maitrise du déséquilibre, c’est selon) permet de se sortir de toutes les situations en rivière. Pour les amateurs de sprint, (même sur eaux tumultueuses), la maitrise de la vitesse en K1 est un gros avantage. Pour les amateurs de randos, aller se balader sur nos canaux, petits ou grands en K1 permet d’envisager de plus longues balades, un confort d’embarquement et de débarquement extraordinaire, dans des endroits où il serait difficile avec Kmer ou un Rivière. La grande hiloire du K permet d’embarque n’importe où, ou presque.

Tenter l’aventure K est une expérience extraordinaire de glisse et n’apporte que des avantages. Les clubs francophones doivent s’ouvrir à toutes ces pratiques différentes. Il est trop bête d’opposer les disciplines. Les kayakistes (réellement sur l’eau) ne sont plus qu’une poignée d’irréductibles, alors ouvrons nos esprits et PARTAGEONS. C’est l’avenir de notre discipline… Et pour ce qui est de partager, voici un petit exemple : le chainon manquant !

Passer à l’étape du K1 n’a rien de simple. Cela effraie, on vole au jus, comment obtenir les bonnes infos, trouver quelqu’un qui transmettent avec pédagogie et méthodologie, trouver le bon matériel, et je ne vous parle pas des péniches et de l’apprentissage des vagues., etc ... Pas facile. Il existe pourtant une étape intermédiaire performante : le surfski !!! Hein ? Le quoi ? Mais avec quoi il vient encore une fois ? Oui, je vois déjà les yeux ébaubis de bon nombre d’entre vous. Il y a deux jours, nous avons eu l’occasion d’essayer ce type d’engins sur le canal Albert. Le club anversois AKKC a récemment acquis deux MAZU. Hein des quoi ? Oui oui, je sais, cela peut paraitre chinois, minute, je vous explique. Mazu est une déesse chinoise (bin oui je vous le disais que c’était du chinois) protectrice des marins. Avec les nombreuses communautés chinoises partout au bord de la mer de Chine, de nombreux temples lui sont consacré. Mais dans notre domaine, le MAZU est un surfski fabriqué par Elio, le constructeur portugais. Il existe en plusieurs largeurs et longueurs en fonction des aptitudes chacun. La version en 48 cm de large pour 5,80 mètres de long est un excellent compromis quand on vient du kayak de rivière.

Bain de siège
Le canal Albert est une autoroute à bateau. Les péniches en 1.350 tonnes semblent minuscules. La plupart sont en 2500 tonnes. Certains convois sont composés de puissants pousseurs qui font avancer deux barges, soit plus 3.200 tonnes de marchandise en déplacement. La plupart de ces engins navigue à 16 km/h. Les berges du canal Albert sont verticales. Avec un passage toutes les 3 minutes en moyenne, c’est vous dire que la surface de l’eau n’est jamais calme et que les vagues qui s’y produisent sont dignes de la mer (par du 2/3 beaufort). Impossible à faire du K1 (sauf le dimanche quand la navigation est à l’arrêt). Herman Van Dooren a la gentillesse de nous accorder de son temps pour une belle initiation au MAZU. L’engin est vraiment particulier. Le surfski est un kayak de type Sit-on-top, mais avec un intelligent système autovideur. Dès que le nom navigue à 8 km/h, une petite pièce en plastique sous la coque crée un effet venturi et aspire l’eau présente dans le bateau. Le pont accueille l’assise, l’emplacement des pieds tout comme l’équipement pour le gouvernail et le repose pied. On embarque sur le surfski comme en K1. L’assise est confortable, les jambes ont le même angle qu’en K1. Les pieds prennent place sur des marchepieds aux bouts supérieurs articulés pour actionner le gouvernail. L’avant du bateau est presqu’aussi étroit qu’un K1 mais avec un pont plus haut pour garder du volume. L’arrière est plus plat. Cela lui donne une étrange allure à ce surfski, comme si l’arrière était monté perpendiculairement à l’avant. Quand on s’assied sur un surfski, (on n’est vraiment pas ‘dans’ ce type de kayak), le creux où l’on se trouve se remplit partiellement d’eau. Les fesses sont donc ‘à refroidissement liquide’. Dès que l’on avance, cette eau s’évacue, comme par enchantement. La stabilité est phénoménale. Herman nous explique : « la stabilité statique du MAZU est un peu en retrait, mais la stabilité dynamique est excellente, et c’est celle-là que l’on recherche pour nos membres, le but du kayak est d’avancer et non de rester sur place. Il vaut mieux être plus stable en se déplaçant et avoir un peu moins de confort quand on est à l’arrêt ». Il a raison ! Dès que l’on se meut, on se sent en sécurité.

Speedboat
Les vagues du canal Albert sont incessantes, les monstres impressionnent. Les premiers mètres sont tout de suite rassurants, malgré les mouvements de l’eau. Dès les premières centaines de mètres Herman nous explique les points d’attention pour la sécurité. Les berges « safe », les échelles, le tout avec une démonstration claire et précise. A nous d’embarquer et de débarquer de la même manière. Facile en fait, il suffit de se mettre en amazone sur le kayak et hop rouler jeunesse. Les pieds et les jambes peuvent être tout à fait mobiles. Facile et pratique. Nous reprenons notre progression sur le canal Albert. Le surfski permet de travailler le coup de pagaie. Rassuré par la stabilité, nous sommes concentrés sur la technique. Herman vise juste sur nos défauts. Comme l’esprit est libre, cela permet de se focaliser sur les corrections. Il y a encore du travail mais le surfski permet de se relâcher, de comprendre l’importance de la verticalité de la pagaie, de l’effet de la poussée des jambes, de la rotation du tronc etc. Et la vitesse y est. Après 7 kilomètres nous faisons demi-tour, Herman ouvre le compas, son GPS indique la vitesse. Nous voilà à 12,3 km/h. Pas mal du tout. On continue en forçant un peu… Ensuite on diminue la cadence pour rester à 11 km/h, sans forcer. Wouaw, voilà un bateau stable, mais vraiment rapide. Herman nous fait une autre démonstration, nous nous faisons doublé par une péniche de 1.350 tonnes, avec les moteurs à plein régime, il prend sa vague. En plein surf, son GPS affiche un joli 16,5 km/h. Herman à le sourire, et en pleine action, il se met à parler avec la batelière surprise (et un brin inquière) de voir ce kayakiste à proximité de sa péniche. Herman la rassure alors qu’il est en plein surf. Le surfski autorise bien des aventures. Herman rentrait d’un marathon (un vrai de 42 kms) sur le Bodensee, le Lac de Constance. En surfski bien sûr. Alors, cet engin hors du commun, et peu connu sous nos contrées, serait-il me chainon manquant pour apprendre une bonne technique de pagaies, en aliant la glisse et la vitesse avant de faire le pas vers la catégorie ultime du K1 ? Les clubs et la fédé devraient y réfléchir, non ?

Merci à Herman et au club AKKC pour l’accueil, les conseils et les explications. Plus d’infos sur
http://www.akkc.be/doc/AKKC.Surfski.htm

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BERGHMANS LUCIEN




MessageSujet: Re: Le chaînon manquant   Dim 26 Juin - 13:44

Bien vu Schwalbe !
Pour infos :https://www.youtube.com/watch?v=xcQw55Kdv3M
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Le chaînon manquant
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